Ce matin les étudiants présentent leur travail de conception de site, cela est vraiment trÚs encourageant. Il reste encore beaucoup à faire, mais ils travaillent bien et progressent vite ! Stéphane angoisse un peu, car il reste tant de choses à leur faire découvrir et si peu de temps (malheureusement).
L’aprĂšs–midi est consacrĂ© au thĂ©Ăątre, les Ă©tudiants aiment beaucoup, moment de dĂ©tente et de rire 
 dans le travail malgrĂ© tout !
Concernant les stagiaires qui doivent venir en France, les choses se compliquent. En effet, l’une des premiĂšres filles sĂ©lectionnĂ©es, nous annonce qu’elle ne pourra pas partir pour des raisons personnelles. Nous sommes tous les quatre déçus, elle Ă©tait la premiĂšre Ă©tudiante que nous avions repĂ©rĂ©e. Elle a demandĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir et malgrĂ© la volontĂ© de tout son entourage Ă  la voir partir, elle a choisi de ne pas le faire cette annĂ©e. Les deux autres Ă©tudiantes choisies sont enchantĂ©es, et maintenant que nous avons fait les dĂ©marches pour une troisiĂšme bourse, nous essayons de voir si nous pouvons en faire bĂ©nĂ©ficier un garçon
 mais c’est compliquĂ© car il doit finir son cycle d’étude aprĂšs la formation en France, inchallah !
18h Nous avons Ă©tĂ© invitĂ© par le CCF Ă  la projection d’un film qui a lieu dans le nouveau campus de l’universitĂ© de An-Najah dans le thĂ©Ăątre. Ce petit thĂ©Ăątre de 1000 places a Ă©tĂ© financĂ© par un Ă©mir Saoudien, une salle bien Ă©quipĂ©e, malheureusement une scĂšne mal adaptĂ©e, trop petite et sans possibilitĂ© de pendrillonner (dĂ©solĂ©, c’est l’homme de thĂ©Ăątre qui parle !).
Nous avons vu « Fauteuil d’Orchestre » un film trĂšs sympa et qui parait totalement surrĂ©aliste lĂ  oĂč nous nous trouvons. La censure a bien travaillé  les baisers ou les scĂšnes lĂ©gĂšrement dĂ©nudĂ©s au-dessus des genoux passent trĂšs vite, voir pas du tout. Les sous-titres sont en arabes et en anglais. La directrice du Centre Culturel Français nous a dit que la diffusion du film « Les Choristes » avait Ă©tĂ© un vĂ©ritable succĂšs, ici aussi.
Puis notre ange gardien doc B. nous enmĂšne dans son cafĂ© favori pour boire le thĂ©, en chemin nous prenons des sandwichs, des falafels (ça ressemble un peu au kebab que l’on mange sous nos latitudes).
La ville de Naplouse est en liesse, les Ă©tudiants fĂȘtent les rĂ©sultats du BAC, Ă  grand renfort de klaxon, pĂ©tards, petits feux d’artifices et coup de feu
 on s’y fait, on ne sursaute mĂȘme plus maintenant en entendant les rafales !
ArrivĂ©s au cafĂ©, on nous prĂ©sente plusieurs personnes, des hommes qui ont tous fait de la prison : 2 ans, 5 ans et mĂȘme 12 ans
 pour des raisons politiques Ă©videmment et dans les geĂŽles israĂ©liennes. L’un d’eux s’amuse Ă  dĂ©crire notre profil psychologique grĂące Ă  notre signe du zodiaque
 on a bien rigolĂ© : un du groupe (ne prĂ©cisons pas qui, afin de le prĂ©server de toutes reprĂ©sailles) serait un « chaud lapin » et moi, un homme qui aime l’argent, ceux qui nous connaissent feront leur conclusion.
Nous rencontrons aussi JĂ©rĂŽme, un Français qui travaille dans l’humanitaire, actuellement au sein d’une O.N.G. italienne. Palabre sous l’arbre Ă  oiseaux et dons du ciel rĂ©servĂ©s surtout Ă  StĂ©phane
 (voir les Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents). Encore une journĂ©e riche et de belles rencontres.