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mercredi 28 mai 2008

BientĂ´t, je dirai au revoir Ă  la France

Le moment du départ approche. Mes amis se préparent pour rentrer en Palestine. Maha est déjà là-bas, Mohamed, Imane, ma colocataire, et moi, rentrons en juillet. Doa veut profiter et rester jusqu'au mois de septembre.

Par rapport à la Palestine la vie ici en France est tranquille. Il y a tous les genres de loisirs, une diversité de champs d'études, des écoles et des universités où l’on ne paye presque rien. Par contre chez nous les études supérieures sont payantes, en plus il n’y a pas beaucoup de choix au niveau des disciplines. En ce qui concerne les loisirs, nous n’avons pas le temps d’en avoir car nous avons d’autres préoccupations.
Malgré tout je préfère vivre là-bas, sous l'occupation, mais entourée de ma famille et de mes amis.
Je ne peux pas nier, bien sûr, qu’Agnès (la dame qui nous a accueillies) et Françoise (de l’association France Palestine solidarité) sont aussi tendres qu’une mère et que Jean-Yves s’occupe de nous comme un père mais, à Naplouse, ma famille m’attend impatiemment. Depuis le jour de mon départ, ma mère pense au jour de mon retour. Mon père ne peut pas patienter, il veut venir me chercher en Jordanie.
Je hâte de faire connaissance de mon petit-neveu et de revoir les autres. Je souhaite aussi être à côté de ma sœur et de ma meilleure amie le jour de leurs accouchements. Tout cela est suffisant pour que la Palestine me manque.
D’un autre côté, maintenant je me suis bien habituée à un rythme de vie qui était difficile au début : les horaires des repas notamment celui de midi, le travail intensif 9 heures par jour, l’autonomie…

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vendredi 16 mai 2008

La Belgique est vraiment magnifique.

Le 23 avril dernier, mes amis Mohammed, Doa et moi, nous avons participé à la troisième rencontre organisée par le Réseau Euro-Méditerranéen d’Universitaires « REMU » à Liège en Belgique.
Le voyage a commencé à la gare du nord, avec 3 accompagnateurs et 5 étudiants français de l’université. Et là REMU a commencé à atteindre un de ses objectifs : créer un pôle de rencontre entre les jeunes des deux rives de la Méditerranée.
Après 4 heures de trajet en TGV, nous sommes arrivés à la résidence où nous serions logés durant les 5 jours à venir. Comme nous sommes trop gâtées dans notre duplex, cette résidence m’a semblé être une prison. J’ai pensé à ce moment-là à mon frère qui est en prison israélienne.
J’ai partagé une toute petite chambre avec trois autres filles, Doa, Ayca , une Turque et Randa, une Tunisienne, qui m’a raconté plein de choses sur la Tunisie et sa culture.




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mardi 6 mai 2008

Le plaisir du travail

Trouver un stage n’est pas une tâche facile. Dès le début de l’année, j’ai fait travailler tous mes amis palestiniens et français, afin de me trouver un stage. Tout le monde a travaillé honnêtement, notamment JY.C.
Maintenant, grâce à JY.C et JL.B, je fais mon stage au service communication de l’université, où je me suis sentie à l’aise depuis le premier rendez-vous, avec Florence, la directrice, et Virginie, la chargée de communication du service.
Les premiers jours, j’étais un peu perdue et à mon avis, c’était normal, puisque je ne connaissais ni le travail ni les gens avec qui je travaille. Petit à petit, j’ai commencé à comprendre le fonctionnement du service et le rôle de chacun. Je trouve que ce genre de travail est aussi fatigant qu’intéressant. Je profite de tout et j’essaie de construire un projet t pour créer un service communication à l’université An-Najah à Naplouse.
Après le baccalauréat, j’avais envie de faire des études de journalisme. Ce désir est resté dans ma tête. C’est ce qui m’a motivée pour faire cette licence, car je vois un grand rapport entre communication et média et le domaine dont je rêvais. Heureusement, au service communication je trouve tout ce que je voulais.

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