Le moment du départ approche. Mes amis se préparent pour rentrer en Palestine. Maha est déjà là-bas, Mohamed, Imane, ma colocataire, et moi, rentrons en juillet. Doa veut profiter et rester jusqu'au mois de septembre.

Par rapport à la Palestine la vie ici en France est tranquille. Il y a tous les genres de loisirs, une diversité de champs d'études, des écoles et des universités où l’on ne paye presque rien. Par contre chez nous les études supérieures sont payantes, en plus il n’y a pas beaucoup de choix au niveau des disciplines. En ce qui concerne les loisirs, nous n’avons pas le temps d’en avoir car nous avons d’autres préoccupations.
Malgré tout je préfère vivre là-bas, sous l'occupation, mais entourée de ma famille et de mes amis.
Je ne peux pas nier, bien sûr, qu’Agnès (la dame qui nous a accueillies) et Françoise (de l’association France Palestine solidarité) sont aussi tendres qu’une mère et que Jean-Yves s’occupe de nous comme un père mais, à Naplouse, ma famille m’attend impatiemment. Depuis le jour de mon départ, ma mère pense au jour de mon retour. Mon père ne peut pas patienter, il veut venir me chercher en Jordanie.
Je hâte de faire connaissance de mon petit-neveu et de revoir les autres. Je souhaite aussi être à côté de ma sœur et de ma meilleure amie le jour de leurs accouchements. Tout cela est suffisant pour que la Palestine me manque.
D’un autre côté, maintenant je me suis bien habituée à un rythme de vie qui était difficile au début : les horaires des repas notamment celui de midi, le travail intensif 9 heures par jour, l’autonomie…

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