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samedi 25 août 2007

LA PALESTINE

(d'aprÚs le site des étudiants du département de français de l'université An Najah de Naplouse)

La Palestine est située à l'extrémité orientale de la Méditerranée. La Palestine a reçu son nom des Grecs puis des Romains, d'aprÚs celui des Philistins, peuple de la mer venu de CrÚte, qui sont maßtres de la cÎte fertile au XII e siÚcle av. J.-C.

Ses frontiĂšres ont beaucoup variĂ© au cours des siĂšcles. Parfois, elles se confondent au nord avec le fleuve libanais Litani - l'antique LeontĂšs -, englobent les villes de Gaza et de Beersheba au sud, et vont de la MĂ©diterranĂ©e, Ă  l'ouest, jusqu'au Jourdain et Ă  la mer Morte, Ă  l'est. Au cours du mandat britannique (1922-1948), la Palestine coĂŻncide approximativement avec le territoire dĂ©fini en 1917 par la DĂ©claration Balfour comme « foyer national juif ». Aujourd'hui, cette rĂ©gion est bordĂ©e au sud-ouest par la pĂ©ninsule du SinaĂŻ, Ă  l'ouest par la MĂ©diterranĂ©e, au nord par le Liban et la Syrie et Ă  l'est par le Jourdain, la mer Morte et la vallĂ©e de l'Araba.

  

Bien que sa superficie (26.000 km2 ) ne dépasse pas celle du département de la Normandie, aucune région au monde n'a joué un rÎle aussi important dans l'histoire de l'humanité, ni engendré des conflits aussi sanglants. Berceau de deux grandes religions, le judaïsme et le christianisme, la Palestine est aussi une terre sacrée pour l'islam.

LiĂ© depuis l'AntiquitĂ© Ă  la religion de peuples aussi divers, ce territoire ne pouvait que devenir l'objet de convoitise et de conflit. Par ailleurs, la Palestine offre une terre fertile entre la mer et le dĂ©sert, et constitue le passage obligĂ© des marchands, des armĂ©es et des voyageurs entre la vallĂ©e du Nil, la MĂ©sopotamie et l'Asie mineure. Cette position stratĂ©gique explique que les tribus nomades, les citĂ©s rivales, les empires et les puissances coloniales en aient souvent fait leur champ de bataille. A l'Ă©poque contemporaine, aprĂšs avoir Ă©tĂ© liĂ© pendant un certain temps Ă  l'antagonisme des Etats-Unis et de l'URSS lors de la guerre froide, le conflit s'est cristallisĂ© sur les intĂ©rĂȘts divergents des Juifs et des Arabes. La Palestine reprĂ©sente donc beaucoup plus pour le monde que la valeur effective de ses maigres ressources.

Précisions pour les appartements

Je rĂ©sume la situation, Ă  la fois pour les Ă©tudiants palestiniens, mais aussi pour toutes les personnes qui sont prĂȘtes Ă  nous aider.
Nous avons deux appartement vides mis a notre disposition, un F2 (pour le garçon) et un F3 (pour les filles), ils sont tous les deux en cours de rafraichissement. Comme indiquĂ© prĂ©cedemment, c'est FrĂ©derique (frederique.gumbrecht@free.fr) qui coordonne les amĂ©nagements. Elles sera en contact avec les Ă©tudiants en permanence. RĂ©guliĂšrement nous vous tiendrons au courant de la situation des Ă©tudiants (visa, billets d'avion, dates d'arrivĂ©e, etc
), mais aussi des besoins pour Ă©quiper les appartements
N'hĂ©sitez pas Ă  poser des questions, FrĂ©derique comme moi-mĂȘme sommes Ă  votre disposition pour y rĂ©pondre.
JYC

mercredi 22 août 2007

Formidable

En quelques coups de tĂ©lĂ©phone, nous avons au moins trois lieux d'hĂ©bergement pour D et L si elle arrivent avant la "livraison" de leur appartement. Merci Ă  tous, je pense qu'elles apprĂ©cieront. Cela augure bien de l'accueil qui va leur ĂȘtre rĂ©servĂ©, ainsi qu'a M. 
 ne l'oublions pas !

un petit mot...

Difficile de dĂ©crocher les images et les sensations incrustĂ©es dans la tĂȘte. Je me rappelle des apprĂ©hensions de l’entourage Ă  nous voir partir dans une rĂ©gion si bouleversĂ©e, mais nos visages du retour ont parlĂ© d’eux-mĂȘme
 et la prochaine fois on nous enviera ce voyage !
Merci Jean Yves d’avoir permis Ă  nos yeux de s’agrandir et Ă  nos Ăąmes de s’élargir. Merci Ă  StĂ©phane et Jean Luc de cette harmonie que nous avons rĂ©ussi Ă  construire tous les quatre, dans le travail et le rire ! Merci doc B. qui a su si bien, nous faire partager l’amour de sa ville de Naplouse et de son pays. Merci, Ă  tous les Ă©tudiants qui nous ont tant donnĂ© et tant pris ce que nous avions Ă  leur offrir. Merci Ă  toutes les rencontres d’un soir, d’un moment, d’un regard

Ce sĂ©jour restera inoubliable et l’envie d’y retourner inĂ©puisable !
D.D.

mardi 21 août 2007

Des nouvelles pour les Ă©tudiants qui vont venir Ă  Cergy

OĂč en es t-on ?

Les trois Ă©tudiants auront leurs bourses dĂšs septembre

Les demandes de visas sont en cours

Nous avons deux appartements indépendants, un pour L et D, un pour M

Nous recherchons de quoi meubler les deux appartements, contacter :
frederique.gumbrecht@free.fr qui coordonnera tous les dons et l'aménagement des 2 appartements

Les trois billets d'avion sont financés

VoilĂ  de bonnes nouvelles, n'hĂ©sitez pas Ă  nous contacter, il faudra peut-ĂȘtre "hĂ©berger" durant quelques jours D et L dont l'appartement ne sera disponible qu'Ă  partir du 1 er octobre.

Merci de votre aide

JYC

lundi 20 août 2007

Quelques jours pour savoir oĂč je suis...

Nous sommes rentrĂ©s depuis maintenant 6 jours, mais j'ai encore du mal Ă  rĂ©aliser oĂč je suis, la tĂȘte dans les Ă©toiles et toujours cette envie de repartir...
Je n'ai pas assez de mots pour vous remercier toutes et tous de l'accueil que vous nous avez réservé et des moments extraordinaires que nous avons partagés. Votre hospitalité et votre générosité sont exceptionnelles !
Bien qu'attentif depuis maintenant 20 ans à l'évolution de la Palestine, quelques uns de mes "a priori" sur la situation à Naplouse ont volé en éclat. Le plus surprenant : la VIE. La vie sur tous les visages, malgré les difficultés, malgré les douleurs, la vie dans tous les quartiers... Quelle leçon !
Un grand merci aussi à mes compagnons de fortune : JYC pour m'avoir proposé cette mission, DD pour ses excellentes relations publiques et SL pour tout le travail accompli. Leur bonne humeur (contagieuse) et leurs qualités humaines nous ont accompagné tout le long du séjour. Nos fou-rires me manquent ! La bonne dose : matin, midi et soir !
Et pour terminer, un tonnerre d'applaudissements pour le charismatique Doc. B. qui a pris soin de nous : chez lui, en ville et à l'université.
Dans ma vie, il y a un avant et un aprÚs Naplouse. Je me suis enrichi à vos cÎtés. C'est promis, je reviendrai... Il vous faudra encore me supporter ! Et n'oubliez jamais que c'est de la diversité de chacun(e) que nait la richesse de tous.
JLB

mercredi 15 août 2007

A tous les acteurs et Ă  tous les lecteurs

L'essentiel est Ă  venir
Difficile de faire un bilan de l’inachevĂ©. L’essentiel est Ă  venir, pourtant l'indispensable est passĂ©. Autant le dire haut et fort, nous avons tous ensemble fait un travail formidable. Mais ça ne suffit pas. Il nous reste Ă  ancrer un processus irrĂ©versible : l’accĂšs pour tous Ă  l’information et Ă  l'Ă©change.

Une vĂ©ritĂ© cesse d'ĂȘtre vraie quand plus d'une personne n'y croit. (Oscar Wide)




Alors s’il vous plaüt, continuons à y croire

JYC

mardi 14 août 2007

14Úme jour le départ

Ce billet a tardĂ© Ă  s’écrire
 Une maniĂšre de dire, on est encore lĂ  ! Pas tout Ă  fait parti
 Et pourtant, ça y est, des milliers de kilomĂštres nous sĂ©parent de cette ville magnifique de Naplouse ! Des milliers de kilomĂštres nous sĂ©parent des belles Ăąmes qui nous ont accompagnĂ©es pendant presque 15 jours. Le matin du dĂ©part, doc. B. et trois de nos stagiaires Ă©taient lĂ , puis un autre prof, nous a rejoint
 Nous avons pris le cafĂ© , lĂ  oĂč nous avions l’habitude de le prendre tous les matins avant les cours.
L’ambiance Ă©tait diffĂ©rente, on a bien tentĂ© de blaguer, de parler d’autres choses
 Mais l’enthousiasme n’y Ă©tait pas ! Les yeux Ă©taient humides, le cƓur se serrait ! On Ă©vitait de se regarder trop longtemps pour ne pas craquer.
Puis notre ami du consulat est arrivĂ©, on a vite chargĂ© les bagages, on est vite montĂ© dans la voiture aprĂšs de brefs saluts et la voiture s’est Ă©loignĂ©e de la fac, laissant nos amis sur le trottoir, laissant un peu de nous-mĂȘme sur ce trottoir. Puis aprĂšs deux ou trois chek points, nous arrivons rapidement Ă  l’aĂ©roport de Tel-Aviv. Le contraste est fort, quand on passe « des territoires » Ă  IsraĂ«l. Les routes ne sont plus les mĂȘmes, les maisons ne sont plus les mĂȘmes, les jardins ne sont plus les mĂȘmes. Mais les barbelĂ©s et les murs sont irrĂ©mĂ©diablement les mĂȘmes que l’on soit d’un cĂŽtĂ© ou de l’autre ! Dans l’aĂ©roport de Tel-Aviv, premiĂšre biĂšre depuis longtemps pour StĂ©phane et Jean Luc, ça dĂ©tend un peu

Pas trop de problĂšmes pour les contrĂŽles. Puis aprĂšs une escale rapide par Milan, nous sommes de retour Ă  Paris, Roissy Charles De Gaule ! Notre chauffeur (Gilles) de l’aller est lĂ  qui nous attend, comme si le temps s’était arrĂȘtĂ© il y a 15 jours !
Fin de notre premier voyage en Palestine. Mais ce n’est que le dĂ©but d’une longue histoire 


lundi 13 août 2007

13Ăšme jour

J -1
. Ce matin présentation du travail devant une assistance de qualité certes, mais un peu trop confidentielle. Pour cet aboutissement nous avons eu droit au grand amphi, bien équipé. Le temps de régler les micros, à coup de larsen dans les oreilles et la répétition commence avant le grand oral ! Le Docteur Didier se transforme en Mister Hyde (réf. de la littérature anglaise), pas de cadeau ! Il était tellement frustrant que la présentation ne puisse pas exprimer au maximum la somme de travail fourni par chacun.

Le grand moment arrive, s’installe Doc B., le responsable du dĂ©partement des journalistes et SĂ©bastien Fagart : attachĂ© de coopĂ©ration universitaire auprĂšs du consulat de France. Chacun des Ă©tudiants donne le maximum, malgrĂ© la fatigue et les poches sous les yeux. L’auditoire semble impressionnĂ©, le rĂ©sultat dĂ©passe de trĂšs loin toutes nos espĂ©rances sur le peu de temps que nous avons eu ! Pari gagnĂ© !



Puis remise des attestations de stage par le grand Chef Jean Luc et nous allons dĂ©jeuner dans notre cantine prĂ©fĂ©rĂ©e, le cuisinier est restĂ© exprĂšs pour nous et ne s’est pas mĂ©nagĂ© pour nous prĂ©parer ce dernier repas !

Lucienne D'Alençon, la directrice du CCF de Naplouse est prĂ©sente aussi. Discussions sĂ©rieuses sur l’avenir : les Ă©tudiants qui partent en France, les prochaines sessions Ă  organiser, la possibilitĂ© de pouvoir aussi faire venir des spectacles sur Naplouse


Pendant ce temps lĂ , les Ă©tudiants nous prĂ©parent le pique nique « des au revoir ». On les retrouve vers 15h pour un petit bilan
 Ă©mouvant ! AprĂšs des lancĂ©es de fleurs mutuelles (normale), nous voilĂ  en route pour le fameux pique nique ! On a se retrouve, tant bien que mal, sur une colline au dessus de Naplouse, un site magnifique, lieu de pique nique visiblement apprĂ©ciĂ© par beaucoup de monde au vue des dĂ©tritus qui jonchent le sol un peu partout ! Le respect de l’environnement n’est pas une prioritĂ© pour l’instant en Palestine. Moment merveilleux encore de partage avec toute la promo, chacun ayant prĂ©parĂ© une spĂ©cialitĂ©, (sauf les garçons, ils s’occupaient des boissons, on a failli mourir de soif !) Et puis rires, histoires, chansons et photos 
 un moment aussi dĂ©licieux que les plats que nous avons avidement dĂ©vorĂ©. Et puis les "au revoir" 
 pleins d’émotions !

Le soir, Zena, Neveen et Farah nous invitent à fumer le Narguilé dans un café ! Cela nous a évité une soirée de cafard, merci les filles !!! La soirée a été douce, dans la bonne humeur, avec un rien de tristesse au fond des yeux ! Demain le départ à 11h30 de Naplouse, direction Tel-Aviv


dimanche 12 août 2007

11Ăšme et 12Ăšme jour

Deux journĂ©es de travail assez intensives pour les Ă©tudiants et nous-mĂȘme
 la fin du stage est proche, la prĂ©sentation Ă  lieu lundi 13 aoĂ»t. Nous changeons de lieu de cours, nous rejoignons pour ces 2 jours le nouveau campus, une autre partie de l’universitĂ©, immense et neuve. D’ailleurs le labo informatique que nous utilisons n’a jamais servi, bien Ă©quipĂ© avec une quinzaine d’ordinateurs.
J’en profite pour travailler avec nos 3 postulants pour la France, sur leur C.V. et lettre de motivation. La 3Ăšme bourse n’est pas encore sĂ»r, mais nous faisons comme si
 Le 11, nous sommes invitĂ©s chez Abaher, l’ami francophone de doc B. Il a un appartement trĂšs agrĂ©able, dĂ©coration orientale trĂšs stylĂ©e
 il nous a prĂ©parĂ© un repas vĂ©gĂ©tarien, car il ne mange pas de viande, c’était dĂ©licieux
 On ne pourra pas retirer l’aspect gastronomique de notre sĂ©jour ! Le lendemain aprĂšs une matinĂ©e de cours, nous sommes allĂ©s en centre ville avec une Ă©tudiante Zena et sa meilleure amie Farrah (l’orthographe des prĂ©noms n’est peut-ĂȘtre pas juste, dĂ©solĂ© !) Nous avons pu acheter nos petits souvenirs
 Dans une grande boutique oĂč nous avions choisi de jolis boites en bois, le vendeur n’a jamais voulu que l’on paye
 il a juste rĂ©pondu Ă  notre insistance : « Welcome » ! DĂ©cidĂ©ment la gĂ©nĂ©rositĂ© des palestiniens nous aura surpris tout au long de notre voyage.
Zena nous a emmenĂ© ensuite, chez sa tante qui s’occupe d’une association de femme sur Naplouse ; elles fabriquent des produits artisanaux locaux, lĂ  nous avons pu acheter la majeure partie de nos cadeaux, content de savoir que l’argent dĂ©pensĂ© aidera l’association.
Puis nous sommes vite retournĂ©s prĂšs de l’universitĂ© dans une cafĂ©tĂ©ria, tous les Ă©tudiants nous attendaient, pour un repas en commun que nous leur avons offert, l’ambiance Ă©tait agitĂ©e et festive !
Beaucoup ont commencĂ©, Ă  nous exprimer la tristesse qu’ils avaient de savoir que le stage se terminait ! Une heure et demi aprĂšs, nous sommes repartis travailler au nouveau campus, pour prĂ©parer la journĂ©e de prĂ©sentation de leur travail pour le lendemain. En fin de journĂ©e, je suis allĂ© visiter le Centre Culturel de l’enfance dirigĂ© par la maman de Zena, une femme adorable. Ce lieu recĂšle d’un foisonnement de crĂ©ations faites par les enfants, et puis j’ai pu voir des photos sur les diffĂ©rentes activitĂ©s de ce centre culturel.
J’ai fini la visite dans le thĂ©Ăątre, une belle salle qui mĂ©riterait d’ĂȘtre mieux Ă©quipĂ©e, techniquement. J’imaginais dĂ©jĂ  tout ce que l’on pourrait proposer comme spectacle
 Puis j’ai eu le droit Ă  la projection de 3 clips de la Chorale de Naplouse, encore un pur moment d’émotion.
J’ai Ă©tĂ© invitĂ© chez eux pour dĂ©guster des pĂątisseries de Naplouse, lĂ  nous avons parlĂ© longuement de la possibilitĂ© d’utiliser les clips pour une crĂ©ation que je co-rĂ©alise en octobre prochain. Pendant ce temps mes autres camarades rencontraient un ami Palestinien que Jean-Yves avait rencontrĂ© lors de son premier sĂ©jour en Palestine. Et nous nous sommes tous retrouvĂ© dans la meilleure pizzeria de Naplouse avec doc B. , pour une soirĂ©e encore dĂ©licieuse, de rires et d’histoires.

Mais la tristesse commençait Ă  se lire sur les visages fatiguĂ©s, tristesse de savoir que l’aventure allait se terminer dans peu de temps !

vendredi 10 août 2007

10Ăšme jour

Lever tÎt
 pour notre seul jour de repos de la semaine ! Rendez-vous place des Martyrs pour aller visiter le camp de Balata, Mohammad sera notre guide pour la matinée. AprÚs un petit trajet en taxi, nous y voilà ! Balata est le plus grand camp de réfugiés de Naplouse.

Tout de suite, on ressent la diffĂ©rence avec les lieux que nous avons visitĂ©s jusqu’à maintenant et nous voyons que nous avons Ă©voluĂ© plutĂŽt dans le milieu palestinien privilĂ©giĂ©. Les odeurs dĂ©jĂ  ne sont plus les mĂȘmes, l’ñcretĂ© de la pauvretĂ© prend un peu Ă  la gorge. Une rue principale oĂč se croisent pĂšle mĂȘle des marchands ambulants et des voitures (peu) petites et dĂ©foncĂ©es ; et les Ă©choppes qui vendent de tout (poulets, fruits et lĂ©gumes, pĂątisseries
) Beaucoup de gens qui attendent, assis sur le pas des portes
 qu’attendent-ils ? Un avenir peut-ĂȘtre !

Et puis dĂšs que nous quittons la rue principale, des petits passages trĂšs Ă©troits, avec des habitations qui se chevauchent les unes sur les autres, peu de fenĂȘtres, des portes en fer ! Et des enfants qui jouent et rient, plus encore en nous voyant avec nos appareils photos et la camĂ©ra. Nous pĂ©nĂ©trons dans un petit bĂątiment, petit escalier et beaucoup de portes. Nous allons voir une personne que nous avons rencontrĂ©e Ă  l’universitĂ©.

Une balle dans le genou et 2 ans de prison pour avoir eu dans son portable le N° de tĂ©lĂ©phone d’une personne recherchĂ©e par les IsraĂ©liens, SĂ©vĂšre la punition !
il ne peut plus sortir de Palestine malgrĂ© plusieurs invitations aux États Unis pour faire un Master de journalisme! PremiĂšre histoire de notre matinĂ©e, il vit et il a de beaux projets
 Puis nous partons dans une autre habitation, rencontrer une autre famille.

La piĂšce principale, qui donne sur la rue est un vĂ©ritable mĂ©morial ! Des affiches et des photos pleins les murs. On apprend vite que la personne sur les photos est un « martyr », ancien responsable du Fatah sur le camp de Balata. AprĂšs deux annĂ©es de planque, il a Ă©tĂ© abattu par un hĂ©licoptĂšre de l’armĂ©e IsraĂ©lienne en 2004. Son frĂšre nous raconte un peu son histoire, on sent l’émotion et la fiertĂ© dans la voix.

Et puis d’autres histoires plus anciennes ! Les parents originaires de Jaffa, au nord de Tel Aviv, avaient une belle maison, ils Ă©taient une des familles les plus aisĂ©e de la rĂ©gion et puis comme ils disent « la Nakkba » (1948) cela veut dire « la catastrophe » , l’exil. Ils ont tout perdu ou presque, ils conservent les clĂ©s et l’acte de propriĂ©tĂ© de leur maison, Ă  Jaffa. Et depuis, ils survivent au camp de Balata. Cela me rappelle une citation qui date de 1901 : La Palestine, c’est un peuple sans terre qui revient Ă  une terre sans peuple.

On sent que chaque maison aurait beaucoup Ă  raconter
 Et le quotidien du camp aujourd’hui avec ses incursions nocturnes, d’ailleurs on nous montre la tour d’observation des militaires IsraĂ©liens, sur une colline qui surplombe Balata.

AprĂšs ĂȘtre passĂ© dans une autre maison pour boire un verre de coca, nous partons, suivi par un groupe d’enfants rieurs.

Nous allons déjeuner chez notre ange gardien doc B. pour un repas copieux et délicieux, nous faisons connaissance de sa femme et de sa fille.
Moment de dĂ©tente et de convivialitĂ©, cette convivialitĂ© que l’on retrouve en chaque personne que nous rencontrons dans cette merveilleuse ville de Naplouse. Et puis les coups de barre successifs nous assaillent ! Il est temps de rentrer, il faut continuer Ă  envoyer des emails et des coups de tĂ©lĂ©phone pour rĂ©gler l’histoire des bourses et des billets d’avion des Ă©tudiants qui vont venir en France. Une soirĂ©e calme et endormie, des histoires qui reviennent, des tranches de vie
 la nuit tombe et Ă  quelques kilomĂštres d’ici, un homme tient prĂ©cieusement dans ses mains les clĂ©s de sa maison, et il attend


Par D.D.

jeudi 9 août 2007

9Ăšme jour

AprÚs un petit café devant la fac, nous nous mettons au travail. Une de nos étudiantes nous invite, ainsi que les autres filles du stage, à un repas traditionnel chez ses parents.
Puis rendez-vous le soir dans un cafĂ© en haut d’une tour de Naplouse pour une soirĂ©e « entre fille »  Mohammad nous rejoindra malgrĂ© tout ! Puis raccompagnĂ©s en voiture par Niveen, quelques courses sur la route et nous rentrons aprĂšs une journĂ©e magnifique organisĂ©e par les filles du groupe.
Pour changer, nous vous proposons un petit voyage en image, et nous vous laissons goĂ»ter l’ambiance de la journĂ©e
 !!!

mercredi 8 août 2007

8Ăšme jour

JournĂ©e de cours intensive, les Ă©tudiants dĂ©couvrent et pratiquent le logiciel Photoshop, ils ont pu enfin utiliser pleinement l’ordinateur et ils se dĂ©brouillent pas si mal.
Tout le monde commence à ressentir la fatigue, les journées sont longues et les nuits trop courtes pour récupérer. Une moyenne de 6h de cours par jour et on peut compter plus de 3 à 4 heures de travail à la maison pour les profs et les élÚves.
Tous les midis nous mangeons au sein de l’universitĂ©, et le cuistot nous gĂąte, il nous prĂ©pare spĂ©cialement des plats traditionnels, et c’est dĂ©licieux
 le serveur adorable, commencent Ă  connaĂźtre nos petites manies et se met en quatre pour nous faire plaisir !
Le soir nous avons eu de la visite, notre ange gardien nous a prĂ©sentĂ© son fils et un autre ami prof Ă©tait lĂ . E. un ami français de Jean-Yves, qui encadre actuellement des groupes de jeunes qui voyage Ă  travers la Palestine, nous a rendu visite Ă©galement. Une soirĂ©e de discussion entre le sĂ©rieux et le rire, le tragique et le dĂ©risoire


Petit Bonus

Une petite actualitĂ© sonore diffĂ©rĂ©e, enregistrĂ©e le vendredi 3 aoĂ»t... La nuit oĂč le bruit des pĂ©tards de la fĂȘte se mĂ©langeait avec les coups de fusil et de M16
 la nuit oĂč un palestinien est mort dans la vieille ville ...

mardi 7 août 2007

7Ăšme jour

Ce matin les étudiants présentent leur travail de conception de site, cela est vraiment trÚs encourageant. Il reste encore beaucoup à faire, mais ils travaillent bien et progressent vite ! Stéphane angoisse un peu, car il reste tant de choses à leur faire découvrir et si peu de temps (malheureusement).
L’aprĂšs–midi est consacrĂ© au thĂ©Ăątre, les Ă©tudiants aiment beaucoup, moment de dĂ©tente et de rire 
 dans le travail malgrĂ© tout !
Concernant les stagiaires qui doivent venir en France, les choses se compliquent. En effet, l’une des premiĂšres filles sĂ©lectionnĂ©es, nous annonce qu’elle ne pourra pas partir pour des raisons personnelles. Nous sommes tous les quatre déçus, elle Ă©tait la premiĂšre Ă©tudiante que nous avions repĂ©rĂ©e. Elle a demandĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir et malgrĂ© la volontĂ© de tout son entourage Ă  la voir partir, elle a choisi de ne pas le faire cette annĂ©e. Les deux autres Ă©tudiantes choisies sont enchantĂ©es, et maintenant que nous avons fait les dĂ©marches pour une troisiĂšme bourse, nous essayons de voir si nous pouvons en faire bĂ©nĂ©ficier un garçon
 mais c’est compliquĂ© car il doit finir son cycle d’étude aprĂšs la formation en France, inchallah !
18h Nous avons Ă©tĂ© invitĂ© par le CCF Ă  la projection d’un film qui a lieu dans le nouveau campus de l’universitĂ© de An-Najah dans le thĂ©Ăątre. Ce petit thĂ©Ăątre de 1000 places a Ă©tĂ© financĂ© par un Ă©mir Saoudien, une salle bien Ă©quipĂ©e, malheureusement une scĂšne mal adaptĂ©e, trop petite et sans possibilitĂ© de pendrillonner (dĂ©solĂ©, c’est l’homme de thĂ©Ăątre qui parle !).
Nous avons vu « Fauteuil d’Orchestre » un film trĂšs sympa et qui parait totalement surrĂ©aliste lĂ  oĂč nous nous trouvons. La censure a bien travaillé  les baisers ou les scĂšnes lĂ©gĂšrement dĂ©nudĂ©s au-dessus des genoux passent trĂšs vite, voir pas du tout. Les sous-titres sont en arabes et en anglais. La directrice du Centre Culturel Français nous a dit que la diffusion du film « Les Choristes » avait Ă©tĂ© un vĂ©ritable succĂšs, ici aussi.
Puis notre ange gardien doc B. nous enmĂšne dans son cafĂ© favori pour boire le thĂ©, en chemin nous prenons des sandwichs, des falafels (ça ressemble un peu au kebab que l’on mange sous nos latitudes).
La ville de Naplouse est en liesse, les Ă©tudiants fĂȘtent les rĂ©sultats du BAC, Ă  grand renfort de klaxon, pĂ©tards, petits feux d’artifices et coup de feu
 on s’y fait, on ne sursaute mĂȘme plus maintenant en entendant les rafales !
ArrivĂ©s au cafĂ©, on nous prĂ©sente plusieurs personnes, des hommes qui ont tous fait de la prison : 2 ans, 5 ans et mĂȘme 12 ans
 pour des raisons politiques Ă©videmment et dans les geĂŽles israĂ©liennes. L’un d’eux s’amuse Ă  dĂ©crire notre profil psychologique grĂące Ă  notre signe du zodiaque
 on a bien rigolĂ© : un du groupe (ne prĂ©cisons pas qui, afin de le prĂ©server de toutes reprĂ©sailles) serait un « chaud lapin » et moi, un homme qui aime l’argent, ceux qui nous connaissent feront leur conclusion.
Nous rencontrons aussi JĂ©rĂŽme, un Français qui travaille dans l’humanitaire, actuellement au sein d’une O.N.G. italienne. Palabre sous l’arbre Ă  oiseaux et dons du ciel rĂ©servĂ©s surtout Ă  StĂ©phane
 (voir les Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents). Encore une journĂ©e riche et de belles rencontres.

lundi 6 août 2007

6Úme jour : Lundi 6 août

Comme tous les matins, douche froide et petit dĂ©jeuner
 et rĂ©paration de la machine Ă  laver, nous allons pouvoir Ă©viter le lavage du linge Ă  la main et Ă  l’eau froide.
9h30
StĂ©phane entame son cours sur la conception d’un site Internet, les Ă©tudiants sont trĂšs attentifs et se rendent compte de la difficultĂ© du travail qu’on leur demande, prise de conscience qu’ils n’avaient pas forcement au dĂ©but !
Certains ont peu dormi, on nous raconte que les IsraĂ©liens ont manƓuvrĂ© toute la nuit dans Naplouse


Pendant que StĂ©phane Ɠuvre auprĂšs des Ă©tudiants, Jean-Yves s’occupe de la 3Ăšme bourse, il y aurait de l’espoir, mĂȘme si rien n’est gagnĂ© ; on nous demande de faire remplir 3 dossiers et le consulat va faire son possible pour trouver le financement. L’affaire s’engage bien 

Fin des cours vers 16h30, les Ă©tudiants repartent avec pas mal de travail Ă  effectuer chez eux.
Comme il n’est pas trop tard nous dĂ©cidons d’aller rendre une visite au Centre Culturel Français ; l’accueil est chaleureux, nous faisons la connaissance de sa directrice, jeune et dynamique.

Nous parlons de Naplouse, les richesses et les difficultĂ©s de cette rĂ©gion. Nous Ă©voquons aussi les possibilitĂ©s de faire venir des spectacles de thĂ©Ăątre
 Puis nous retournons Ă  l’appartement, le temps de poser quelques affaires et de recharger la batterie de la camera et nous voilĂ  reparti avec StĂ©phane et Jean Yves vers un point de vue magnifique pour filmer le coucher de soleil sur Naplouse.

Le soleil s’est couchĂ© Ă  l’horizon derriĂšre Tel-Aviv que nous distinguons au loin, et la ville de Naplouse s’est allumĂ©e de milliers de petites lumiĂšres. Nous sommes rentrĂ©s ensuite pour une soirĂ©e, tranquille. Internet remarche Ă  l’appartement, nous avons pu appelĂ© la famille et les amis grĂące Ă  skype et envoyĂ© nos emails. Encore une belle journĂ©e 


dimanche 5 août 2007

5Úme jour : Dimanche 5 août

Aujourd’hui les petits problĂšmes d’organisation commencent Ă  trouver leurs solutions. Le vĂ©hicule nous attendait Ă  l’heure
 La salle informatique que nous n’avons pas pu utiliser la veille, est disponible sur le temps de travail rĂ©clamĂ© : 9h Ă  17h. (À savoir que les Ă©tudiants ont l’habitude de travailler pendant le semestre d’étĂ© de 8h Ă  14h). En somme, tout Ă  l’air de commencer Ă  s’organiser vĂ©ritablement.
Grande journĂ©e de cours sous la houlette de StĂ©phane. Le travail demandĂ© la veille a bien Ă©tĂ© effectuĂ© par tous nos stagiaires, mĂȘme si, pour certains, ce n’est pas simple de trouver un ordinateur qui fonctionne ou une liaison Internet correcte. Cela dit, presque tous les Ă©tudiants ont un ordinateur et Internet chez eux
 Étonnant, par rapport Ă  l’idĂ©e qu’on peut se faire d’une rĂ©gion si perturbĂ©e !
AprĂšs un cours magistral de 2 h, les Ă©tudiants commencent Ă  manipuler et Ă  faire des recherches sur le net. Les sujets de sites Ă  construire sont maintenant dĂ©finis : Histoire de la vieille ville de Naplouse, La Chorale de Naplouse (groupe de musique traditionnelle dont fait partie Zena), 100 ans de conflit, Relations inter palestinienne, Club des Etudiants francophones de Naplouse. Beau programme en perspective qui nous fait ressentir un peu plus l’amour de ces Ă©tudiants pour leur ville et pour leur nation.
Pendant que StĂ©phane travaille avec l’ensemble des groupes, Jean-Luc, Jean-Yves et moi-mĂȘme commençons des entretiens individuels qui vont nous permettre de connaĂźtre un peu mieux chacun et d’établir une fiche avec des renseignements qui serviront pour le suivi des projets aprĂšs notre dĂ©part. Nous commençons par les candidates « repĂ©rĂ©es » qui pourront suivre la Licence Pro Ă  Cergy cette annĂ©e. Que des filles ! Ce n’est pas un choix dĂ©libĂ©rĂ© de notre part, mais les garçons francophones prĂ©sents ont encore un semestre d’étude Ă  effectuer Ă  la fac de Naplouse.
Le choix va ĂȘtre difficile, nous n’avons officiellement que 2 bourses et 3 jeunes filles candidates qui rĂ©pondent Ă  tous les critĂšres. Elles misent Ă©normĂ©ment sur cette annĂ©e d’étude en France pour leur avenir
 Laquelle doit-on pĂ©naliser ? Longue discussion entre nous Ă  l’issue des entretiens et nous dĂ©cidons de tout faire pour essayer de trouver une 3Ăšme bourse, Jean-Yves s’atĂšle Ă  la tĂąche dĂšs demain matin auprĂšs du consulat et de notre correspondant SĂ©bastien (celui qui nous a accueilli Ă  JĂ©rusalem Ă  notre arrivĂ©e). Inchallah !
18h : nous voilĂ  de retour Ă  l’appartement aprĂšs avoir effectuĂ© quelques courses, petite « Ă©croulade » dans les fauteuils, le coucher de soleil est magnifique ! Notre ange gardien doc B. nous rend une visite accompagnĂ©e par un ami francophone, prof en sociologie Ă  la fac et nous dĂ©cidons d’aller manger en ville. A six, dans la petite voiture de notre ange gardien, nous voilĂ  partis
 encastrĂ©s entre les portiĂšres arriĂšre. Heureusement le petit restaurant populaire oĂč nous nous arrĂȘtons n’est pas trop loin 

AprĂšs un repas copieux, comme d’habitude, nous payons la note
 visiblement salĂ©e Ă  la vue de doc B. et de son ami ! Nous voilĂ  repartis, encastrĂ©s dans la voiture et lĂ  nous sentons Ă  la conversation de nos 2 amis palestiniens que la note (salĂ©e) n’est pas passĂ©e ! Insupportable pour eux d’imaginer que les commerçants augmentent leur prix parce qu’on est français



Nous sommes allĂ©s sur les hauteurs pour admirer le panorama qui s’étend de Naplouse Ă  Tel-Aviv et nous pouvions deviner le littoral mĂ©diterranĂ©en, des multitudes de petites lumiĂšres jaunes, blanches et rouges... le paysage nocturne devant nos yeux, ne laisse apparaĂźtre aucune frontiĂšre, aucun mur
 juste des petites lumiĂšres ! Il est 23h, les vĂ©hicules blindĂ©s israĂ©liens entrent dans la vieille ville
.

samedi 4 août 2007

4Úme jour : Samedi 4 Août

AprĂšs un petit-dĂ©jeuner lĂ©ger et une douche (froide) rĂ©confortante, nous voilĂ  prĂȘts devant la porte de l’appartement en attente du vĂ©hicule de la fac qui, comme Ă  son habitude, ne viendra pas ! Une chance
 Un taxi collectif passe devant nous, et nous voilĂ  partis, coincĂ©s entre une roue de secours et deux parpaings. ArrivĂ©e devant la porte de la fac : contrĂŽle et fouille des Ă©tudiants ; c’est une mesure rĂ©cente Ă  cause de certains problĂšmes qu’il y a eu entre Ă©tudiants du Fatah et du Hamas. Mais nous passons sans trop de difficultĂ©s. Les Ă©tudiants nous attendent devant la salle de cours.

PremiÚre entrée en matiÚre avec une présentation personnelle de chacun devant la caméra, ils doivent aussi exprimer leurs attentes de ce stage et de leur avenir professionnel.

Le rĂ©sultat de ce travail nous conforte dans l’idĂ©e que nous avions eue au dĂ©part : ils sont trĂšs motivĂ©s. Ils dĂ©sirent perfectionner leur apprentissage du multimĂ©dia et dĂ©couvrir plus profondĂ©ment la culture française. AprĂšs une petite pause cafĂ© Ă  la kerdamone (dĂ©cidĂ©ment, c’est trĂšs bon !) StĂ©phane prend le relais et c’est parti pour une grande phase thĂ©orique sur le multimĂ©dia en gĂ©nĂ©ral, passionnant mĂȘme pour les autres intervenants qui alimentent ou formalisent leurs propres connaissances. 12h30
 Pause dĂ©jeuner
 Nous allons manger dans le self du personnel et des enseignants avec notre ange gardien doc B. À la vue de mon Ɠil gourmand sur l’assiette d’houmous, le serveur ramĂšne une assiette supplĂ©mentaire
 aie
 aie 
 c’est trop bon ! Une certitude : aucun de nous ne pourra espĂ©rer faire un rĂ©gime pendant le sĂ©jour !
13h45
 Reprise du cours avec StĂ©phane sur l’analyse des sites web Ă  partir de diffĂ©rents exemples. AprĂšs 2h de thĂ©orie, on annonce aux Ă©tudiants qu’ils vont enfin pouvoir travailler sur les ordinateurs
 Leur enthousiasme est tel, qu’ils ne veulent pas de pause. Mais manque de chance, il est 15h45
 Les gardiens, « maĂźtres des clĂ©s », rentrent chez eux Ă  15h30, donc aucune possibilitĂ© d’accĂ©der Ă  la salle des ordinateurs. Petit moment de flottement
 Et j’improvise avec Jean-Yves une sĂ©ance thĂ©Ăątre/vidĂ©o.

Remis de leur dĂ©convenue, les Ă©tudiants retrouvent l’enthousiasme. On travaille sur des petits textes qu’ils ont en mĂ©moire, un peu de direction de jeu et un magnifique moment de dĂ©tente pour tout le monde dans la joie et la bonne humeur, le tout filmĂ© par les Ă©tudiants eux-mĂȘmes sous le regard attentif de Jean-Yves.



Quelques vidéos filmées par les étudiants :





17h30 fin des cours, un vĂ©hicule de la fac prĂ©vu pour notre retour Ă  l’appartement n’est Ă©videment pas lĂ , un taxi nous remonte et la soirĂ©e commence. Écroulement dans les canapĂ©s pendant une heure et chacun Ă  ses petits travaux
 Jean-Luc est Ă  la cuisine pour un repas lĂ©ger agrĂ©mentĂ© de houmous, Jean-Yves fait les montages des vidĂ©os capturĂ©s dans la journĂ©e, StĂ©phane Ă  la lessive et moi
 j’écris !

Par D.D.

vendredi 3 août 2007

3Úme jour : Vendredi 3 Août

Grasse matinĂ©e apprĂ©ciĂ©e par tout le monde et puis chacun s’occupe jusqu’à l’arrivĂ©e de notre ange gardien Doc B. qui nous invite Ă  dĂ©jeuner. Repas frugal ponctuĂ© d’une petite salade aux piments qui a su arracher des larmes Ă  un membre de la joyeuse Ă©quipe. Et puis une aprĂšs-midi de discussion sur la Palestine, sur la France, sur le monde
 CafĂ© Ă  la kerdamone dĂ©licieux avec citations de poĂštes en guise de digestif. Puis, sur le retour Ă  l’appartement, petit dĂ©tour afin de visiter de magnifiques villas sur les collines autour de Naplouse, elles appartiennent Ă  des palestiniens qui ont fait fortune en Jordanie, dans les Ă©mirats, ou les Etats-Unis
 enfin ailleurs ! On n’imaginait pas de telles rĂ©sidences dans cette rĂ©gion rocailleuse et si abĂźmĂ©e.


La soirĂ©e est tranquille et calme, pas beaucoup d’air ce soir
 il fait chaud ! Pas d’Internet aujourd’hui les nouvelles seront diffĂ©rĂ©es.

Par D.D.

jeudi 2 août 2007

2Úme jour : Jeudi 2 Août

AprĂšs avoir dormi profondĂ©ment jusqu’au petit matin, Ă  peine rĂ©veillĂ©s par la priĂšre de 5h00, amplifiĂ©e par le minaret voisin, nous voilĂ  frais et dispo pour rencontrer les Ă©tudiants et commencer Ă  Ă©voquer le programme des jours Ă  venir. Premier contraste de la journĂ©e : les Ă©tudiantes, entre voile, tenue austĂšre, maquillage et accessoires fĂ©minins Ă  la mode ! On comprend vite qu’ici « l’habit, ne fait pas le moine ».



Fin de matinée
Plusieurs Ă©tudiants se proposent de nous faire visiter Naplouse et notamment la vieille ville dans l’aprĂšs midi. Ici le week end commence aujourd’hui jeudi, donc pas de cours demain vendredi (Ă©quivalent Ă  notre dimanche chrĂ©tien) et relĂąche cet aprĂšs-midi. Rendez-vous pris, nous allons dĂ©jeuner accompagnĂ©s par notre ange gardien Doc. B. Nous mangeons dans un excellent restaurant de Naplouse, quartier ouest, au menu : houmous, boulettes et brochettes d'agneau. Les boutons de pantalon prĂȘts Ă  exploser, les Ă©tudiants nous rejoignent et nous voilĂ  partis pour la vieille ville.

La vieille ville
Nous allons en taxi jusqu’à la place des martyrs, vĂ©ritable centre ville avec concert de klaxons, sirĂšnes de voiture de police et cris de marchĂ©, des Ă©tals partout avec tout type de marchandise ! Comment font-ils pour ĂȘtre aussi bien achalandĂ©s, alors qu’ils sont assiĂ©gĂ©s par l’armĂ©e israĂ©lienne qui ne facilite rien 


Dans ce foisonnement de sons, d’odeurs et de couleurs, nous voilĂ  partis dans la vieille ville encadrĂ©s par 3 Ă©tudiants. PremiĂšre recommandation : ni photos, ni films. On nous explique que les lieux que nous allons visiter servent parfois de repaire aux rĂ©sistants. D’ailleurs, chaque soir, les soldats israĂ©liens font des incursions avec leurs vĂ©hicules blindĂ©s. Nous dĂ©couvrons dans la rue principale des Ă©choppes et marchands ambulants avec fruits, lĂ©gumes, pĂątisseries qui se mĂ©langent Ă  toute une artillerie de babioles plastiques, tissus multicolores, et instruments Ă©lectroniques (made in china)
 Ambiance parfumĂ©e des keftas (boulettes de viande) qui rĂŽtissent sur des grills de fortune. Et puis les murs
 emmaillĂ©s d’affiches de martyrs en tenue militaire, arme Ă  la main. Nos guides sont capables de nous raconter l’histoire de chacun : lui, il a Ă©tĂ© abattu dans cette maison en 2002 par les soldats, ici, toute une famille morte dans les dĂ©combres de leur maison aprĂšs un bombardement, aucun survivant, la jeune fille attendait un enfant
 Aucun commentaire
 C’était il y a 2 ans !
Nous sommes entraĂźnĂ©s dans un dĂ©dale de ruelles, chaque recoin et petite place, nous montre un mĂ©morial, et un lieu de drame. TrĂšs vite, on nous dit que l’on peut faire des photos et filmer, la confiance est Ă©tablie.

Tous les murs, toutes les pierres semblent vouloir raconter une tragĂ©die
 Et pourtant, nous sommes poursuivis par le rire des enfants et les sourires bienveillants des anciens. On ressent derriĂšre les voiles et les rideaux des fenĂȘtres les regards durs et curieux, mais aucune haine, aucun reproche
 Ils vivent
 C’est peut-ĂȘtre çà la vĂ©ritable rĂ©sistance de ce peuple.
Et puis nous avons pris le thé dans un hammam, goûté la fameuse pùtisserie de Naplouse : le knafeh, une merveille culinaire (nous avons récupéré la recette !) chez le spécialiste local.

Au détour d'une ruelle, un marchand d'épices, antiquaire à ses heures perdues, une tour Eiffel lumineuse en coquillage, un obus de 1943 entre des sacs odorants et des machines à torréfier le café...

Et puis le pĂ©riple s’est terminĂ© au Centre Culturel Français Ă  la sortie de la vieille ville.

La soirée
Retour en taxi Ă  l’appartement, les jambes sont fatiguĂ©es mais la tĂȘte pleine d’images, de sons, d’odeurs et surtout d’histoires. AprĂšs 2 heures de repos, notre ange gardien vient nous chercher pour une sortie nocturne dans le plus vieux cafĂ© traditionnel de Naplouse, au centre ville.
LĂ , assis en terrasse, nous buvons le thĂ©, fumons le narguilĂ© et Ă©changeons sous l’arbre Ă  palabre qui offrent de petits cadeaux tombĂ©s du ciel pour StĂ©phane (fientes d’oiseaux non identifiĂ©s). Le bruit de la ville est intense : klaxons, cris et
 Tiens... Des pĂ©tards
 Non, des coups de feu, nous dit-on ! Tout autour de nous la vie continue naturellement, le quotidien, ici ! Et puis un peu plus tard
 Tiens... À nouveau des coups de feu
 Non, des pĂ©tards, nous dit-on, on fĂȘte un mariage sur le toit de la mairie
 De quoi s’y perdre entre les feux de Bengale, AK47 et le M16 ! Le patron du cafĂ© laisse les clĂ©s Ă  notre ange gardien et l’on continue Ă  discuter. Bruit de rafale au loin, les soldats israĂ©liens sont dans la vieille ville
 Et la vie continue.

Retour Ă  l’appartement, difficile d’aller se coucher aprĂšs l’intensitĂ© de cette journĂ©e, alors nous prĂ©parons le programme d’interventions auprĂšs des Ă©tudiants qui dĂ©butera dĂšs samedi (dĂ©but de la semaine ici)
 Et puis chacun va se plonger dans un sommeil profond et sans rĂšve


Par D.D.

mercredi 1 août 2007

Arrivée :

Pas d’inquiĂ©tude, nous sommes bien arrivĂ©s Ă  destination ! Vous pouvez consulter cette carte pour avoir plus d’informations sur notre itinĂ©raire.

En rĂ©sumĂ© : arrivĂ©e Ă  Tel Aviv Mercredi Ă  4h du matin (une petite heure de sommeil en tout). Un passage Ă  la douane qui s’est bien passĂ© pour la plupart d’entre nous
 AprĂšs une heure de voiture, nous avons dĂ©couvert JĂ©rusalem au petit matin. Petit dĂ©jeunĂ© Ă  l’hĂŽtel American Colony pour reprendre des forces.

Puis encore une heure de voiture (par les routes israĂ©liennes Ă©videment) et quelques Check Point pour finalement arriver Ă  Naplouse et dĂ©couvrir l’universitĂ© An Najah. Ensuite, un discours Ă©mouvant du vice-prĂ©sident de l’universitĂ© sur la constance du soutien français jusqu’à aujourd’hui et un repas copieux dans le restaurant universitaire (nous avons enfin pu goĂ»ter aux fameuses pĂątisseries de Naplouse). En dĂ©but d’aprĂšs midi nous avons rencontrĂ© la vingtaine d’étudiants avec lesquels nous allons travailler : que de motivations, ça fait du bien !
L’appartement mis à notre disposition est spacieux par rapport à nos surfaces parisiennes


La journĂ©e s’est terminĂ©e avec quelques courses (Houmous, menthe, pain traditionnel
) et un peu de repos
 Les autres s’affairent dans la cuisine, et comme l’odeur m’attire je pars les rejoindre.

Alors pour aujourd’hui, merci Ă  William notre chauffeur Tel-Aviv – JĂ©rusalem, SĂ©bastien notre partenaire efficace du Consulat de France, M. qui s’est occupĂ© de l’appartement, J. qui parle anglais mieux que moi et bien sur B.